Master en alternance : des précisions

Publié le 30 mai 2011 par

Valérie Pécresse et Luc Chatel ont apporté quelques précisions concernant le Master en alternance lors de leur déplacement à l’Université de Cergy-Pontoise le 23 mai.

Ils consisteront en trois à six heures par semaine d’enseignement (rémunérées de 3000 euros par an pour 3h hebdomadaires à 6000 euros euros par an pour 6h hebdomadaires), ou à occuper un poste d’assistant pédagogique à mi-temps, pour 560 euros par mois. Une trentaine d’université seront concernées et l’année scolaire 2011/2012 correspondra à une « année test ».

 

Valérie Pécresse a tracé les grandes lignes des critères de sélection: « Je donnerai des instructions pour que l’on prenne en priorité dans les masters en alternance des jeunes sur critères scolaires et sociaux. C’est un dispositif qui doit booster l’égalité des chances » . Notons que cette rémunération pourra être couplée aux bourses de Master.

On reste néanmoins dans le plus grand flou.

 

Comment seront organisés les enseignements?  Prendra-t-on réellement en compte les particularités de cette année de master et la surcharge de travail des étudiants? Combien d’étudiants seront concernés? L’alternance sera-t-elle proposée aux M1 et aux M2 dans tous les cas?

Les syndicats ont assez mal accueillis ces annonces et précisent qu’il ne s’agit pas d’une réponse à la quasi disparition de la formation en première année de fonctionnaire stagiaire et que le compte n’y est pas. Ils estiment que ce n’est pas la réponse à cette réforme combattue par eux.

D’autre part beaucoup pointent qu’on en revient, finalement à ce qui existait dans le passé (la PE2) à la différence que les PE2 étaient  rémunérés, eux, environ 16 800 euros pour la même durée d’enseignement avant la « masterisation » selon  la CDIUFM (communiqué vendredi 27 mai 2011).

 

Enfin on peut voir dans ces annonce un moyen de combler les gros déficit en enseignants liés au dogme de non remplacement d’un enseignants partant à la retraite sur deux. Ces étudiants occuperont en effet des postes qui de ce fait ne seront pas mis au concours. Le vivier d’étudiants deviendrait une ressource pour assurer les décharges des directeurs, des PEMF… 

Bref, ces annonces ne satisfont pas la communauté éducative qui n’y voit pas la réponse à une réforme bâclée et contestée.

 

 

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