Vœux du Président aux « acteurs de l’éducation, de l’enseignement supérieur et de la recherche »

Publié le 6 janvier 2012 par

Le Président de la République a présenté ses vœux aux « acteurs de l’éducation, de l’enseignement supérieur et de la recherche » réunis sur le site du Futuroscope de Poitiers.

Il a profité de cette intervention  pour annoncer des pistes qui préfigurent selon beaucoup son futur projet de campagne.

 

Retenons quelques pistes.

 

Selon Nicolas Sarkozy, « ce dont souffrent en premier lieu les enseignants, c’est du décalage entre ce que l’institution leur demande officiellement – à travers ces fameux textes qui remontent aux années 1950 – et la réalité de la société d’aujourd’huiIl faut mettre fin à ce décalage. Cela impliquera de la part des professeurs d’accepter de nouvelles manières de travailler » et d’ « être plus présents dans les établissements. »

Le débat sur une présence effective des enseignants sur leur lieu de travail en dehors des heures de classe est donc relancé. Le Président indique ainsi que « Cela n’a pas de sens que les enseignants ne disposent pas de bureaux. Cela les condamne au seul contact de la classe. » Si on suit cette logique vont se poser la question de savoir où trouver de la place pour les bureaux des enseignants dans ds établissement manquant bien souvent de salle de classe et qui prendra en charge les frais de bureautique!

 

Il se positionne clairement dans la poursuite d’une politique de restriction des embauches avec comme contre-partie une revalorisation des salaires. Il demande donc de faire mieux, à moyens constants. « Dans la situation financière qui est la nôtre, nous devons et nous pouvons, dans l’éducation nationale comme dans les autres services de l’Etat, faire mieux avec les mêmes moyens et ce n’est pas impossible. »

Attaquant les projets du candidat socialiste, il dit : « Je veux le dire comme je le pense : imaginer la recréation de postes dans l’éducation nationale, c’est irresponsable compte tenu de la situation financière de notre pays ».

 

Concernant la réforme de l’évaluation, il indique qu’il ne voit « rien de choquant à ce que l’on confie au chef d’établissement la responsabilité de cette évaluation, à condition que les compétences disciplinaires continuent à être évaluées par l’inspecteur« . Il pense que la réforme de l’évaluation des enseignants proposée par le ministre de l’Éducation nationale, de la Jeunesse, et de la Vie associative est un « premier pas » vers cette « nouvelle conception du métier de professeur » et considère le dispositif « beaucoup plus humain, moins bureaucratique« .

Il se positionne clairement en faveur d’un recrutement par le chef d’établissement.

 

Toutes ces annonces ont vivement été critiquées par les syndicats enseignants voyant une étape supplémentaire vers la marchandisation de l’éducation et la volonté de concevoir l’école comme une entreprise.

 

 

 

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