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Les études pour devenir professeur des écoles vont depuis quelques années jusqu’au Master. La réforme 2013 a créé les masters « MEEF, 1er degré » qui préparent spécifiquement au professorat des écoles. Il s’agit de comprendre la logique « mastérisation ».

Qu'est ce qu'un master ?



La France a mis en place en 2002 une réforme visant à adapter les cursus et diplômes post bac au système LMD. Cette réforme s’est étalée sur plusieurs années, et en 2010 c’est au tour de la formation des enseignants d’y être confrontée. Comprenons la logique de ce système et caractérisons le Master.

 

1 Le système LMD


LMD signifie Licence Master Doctorat. Cela correspond à 3 niveaux (ou grades) d'études identiques en Europe, d'où un principe d'équivalence. Ces niveaux sont Bac + pour la Licence, Bac + 5 pour le Master et Bac + 8 pour le Doctorat.

L'application nationale aux études supérieures et aux diplômes nationaux de la construction de l'Espace européen de l'enseignement supérieur se caractérise par :

  • Une architecture des études fondée principalement sur les trois grades de licence, master et doctorat
  • Une organisation des formations en semestres et en unités d'enseignement
  • La mise en œuvre du système européen d'unités d'enseignement capitalisables et transférables, dit « système européen de crédits - ECTS »
  • La délivrance d'une annexe descriptive aux diplômes dite « supplément au diplôme » afin d'assurer, dans le cadre de la mobilité internationale, la lisibilité des connaissances et aptitudes acquises

 

2 L’organisation d’un Master


2.1 Les principes fondateurs d’un Master

Le Master est donc la nouvelle dénomination européenne des diplômes Bac+5, délivrés par les Université ou organismes habilités, conforme à la nomenclature anglo-saxonne. En France, elle correspond notamment aux diplômes qui se sont substitués aux DESS et au DEA. Les masters se préparent habituellement en 2 ans, après une licence ou un Bachelor (équivalent européen d’un Bac+3).

Un Master associe une formation générale et une formation professionnelle. Il doit permettre aux étudiants de compléter leurs connaissances, d’approfondir leur culture et doit les initier à la recherche scientifique correspondante.

On avait coutume de différencier les masters selon leur finalité : master professionnel (ex DESS, par exemple) ou master recherche (ex DEA, par exemple). Cette dichotomie n’a plus rien d’officiel et a tendance à s’estomper actuellement. Cependant un Master vise deux objectifs :

  • Intégrer un doctorat : c’est la finalité « recherche ». Le Master a alors pour but de préparer les étudiants, via les études doctorales, à se destiner à la recherche
  • S’insérer dans la vie professionnelle : c’est la finalité « professionnelle ». Le Master doit offrir un parcours menant à une qualification et une insertion professionnelle de haut niveau

 

Certains Masters sont plus adaptés à une finalité qu’à l’autre d’où cette dichotomie en Masters recherche et Masters professionnels. Lorsqu’un master a été habilité avec l’indication d’une finalité recherche ou professionnelle, celle-ci doit figurer sur le diplôme

Le diplôme de master sanctionne un niveau correspondant à l’obtention de 120 crédits européens au-delà du grade de licence. Chaque année du Master permet de valider 60 ECTS. Rappelons que 60 ECTS correspondent au travail à fournir par un étudiant à plein temps pendant une année universitaire. Chaque semestre « vaut » 30 ECTS.

Le contrôle des connaissances s’effectue sous forme de contrôle continu et/ou sous forme d’examens terminaux organisé à la fin de chaque semestre.

Notons que contrairement à la licence, la possibilité de seconde session d’examen, de compensation ou de redoublement n’est pas mentionnée dans le texte réglementaire.

Le contenu des enseignements, les modalités de contrôle de connaissance, d’entrée et de progression sont définies par chaque université puis soumis à habilitation auprès du ministère chargé de l'enseignement supérieur et de la recherche.

 

2.2 L’architecture d’un Master

Le diplôme de master porte une dénomination nationale arrêtée par le ministre chargé de l’enseignement supérieur précisant, d’une part, sa finalité, d’autre part, le domaine de formation concerné.

Les masters se répartissent en domaines (quatre, en principe : Arts et lettres, Droit-économie-gestion, Sciences humaines et sociales, et Sciences, technologies et santé).

Ces domaines sont ensuite structurés en mentions, lesquelles mentions sont subdivisées en spécialités qui elles-mêmes peuvent être subdivisées en parcours. Les intitulés des diplômes ressemblent donc à des « poupées russes ».

  • Exemple

A l’Université d’Alsace le Master proposé pour les professeurs des écoles s’organise ainsi :

Domaine : SCIENCES HUMAINES ET SOCIALES

Mention : METIERS DU PROFESSORAT DE L’EDUCATION ET DE LA FORMATION (MEEF), 1er degré

Cette mention se décline en trois parcours :

  • Enseignement polyvalent du 1er degré
  • Enseignement parcours bilingue français-allemand
  • Adapatation à la diversité

Chaque parcours doit décliner des unités d’enseignements (UE). Chaque « unité d'enseignement » a une valeur définie en « crédits européens, au niveau master ».